Sablage et Epoxy

Epoxy sur 3800 et sur cadre et jantes de motoEpoxy sur 3800 et sur cadre et jantes de moto

Epoxy sur 3800 et sur cadre et jantes de moto



Ce petit topic pour détailler les opérations de sablage et d'epoxy des différentes pièces restaurées.

L'Atelier de la Vigne peut se charger de ce travail, les différents tarifs sont indiqués sur le lien ci-dessous :

Epoxy pour Solex

Quoiqu'il en soit, le travail se décompose en 3 temps :


Le nettoyage :

Toutes les pièces doivent être propres car la boue ou le cambouis "polluent" les bains lorsque vous passez en décapage chimique ou font obstacle au sable lorsque vous sablez.

La première étape est donc d'effectuer un nettoyage en profondeur de l'ensemble des pièces que vous allez rénover.

J'utilise pour cela une fontaine de nettoyage avec un mélange à 50/50 de produit dégraissant et d'eau. J'achète en général ce produit en grande surface (produit dégraissant, rayon auto, par bidons de 5 litres), c'est, pour l'instant le plus économique et rien ne vous empêche de prendre le produit "bio" si vous avez la fibre verte !
Le nettoyant vaisselle fonctionne aussi trés bien mais est plus couteux en grande quantité.

Avantage appréciable, cette fontaine vous permet de nettoyer aussi bien les pièces de moteur, que de carrosserie ou encore les élements plastiques composant nos autos ou cyclos.

En général, je laisse tremper mes pièces deux ou trois jours dans la mixture avant de brosser, le nettoyage en est grandement simplifié et raccourci.

Je termine par un bon rinçage à l'eau des différentes pièces. Certains produits de nettoyage peuvent laisser des traces sur certains alliages. Le rinçage soigné évite ces désagréments.



Le décapage chimique :

C'est la seconde étape.

Ce genre de décapage ne se fait que chez un pro car les produits utilisés sont toxiques pour l'utilisateur et l'environnement.

Le prix se fait en général au kilo de pièces mais n'est jamais excessif.

J'utilise le décapage chimique lorsque la peinture adhère bien au support ou lorsque la peinture d'origine a subi quelques outrages, en particulier du goudronnage (blackson). Ces "revêtements "anti-gravillons empêche naturellement le...sablage !

Attention toutefois, contrairement à une idée assez largement répandue, le décapage chimique ne remplace pas le sablage.

En effet, des pièces de retour de décapage chimique ressemblent à cela :














Et en plus gros plan :


Comme vous le voyez, il y a encore à faire !!












Le sablage :

Troisième étape de les restauration de ces pièces.

Cela consiste à enlever, par grenaillage, les restes de peinture encore accrochés et bien sûr la rouille.

Pour ce faire, on utilise ce genre d'engin :




Alimenté par un compresseur de plusieurs chevaux, cette cabine permet un débit continu de grenaille sous environ 3 à 4 bars de pression. Elle est associée à un aspirateur qui permet d'éliminer les poussières en suspension dans la cabine.

Cette aspiration est indispensable. Outre le fait qu'elle permet d'avoir une meilleure vision du travail, elle élimine ces poussières dont l'inhalation est loin d'être bonne pour nos petits poumons !

Au vu de ces machines et de leurs performances, le bricolage d'une cabine de sablage "à la maison" est dérisoire. En effet, on ne peut avoir chez soi une telle disponibilité d'air sous pression ; le sablage "à la maison" reste encore à l'heure actuelle du gadget, tout au moins pour des pièces en grande quantité.

Au sortir de la cabine, on retrouve la pièce totalement débarrassée de ses traces de peintures ou de rouille ; ici un bout de cadre :



A ce stade, il est possible de microbiller. Cette opération consiste à re-sabler les pièces avec un "sable" d'un grain plus fin. Je réserve ce traitement aux pièces exigeant un fini parfait (poutre de cadre, réservoir, etc...) car le microbillage rend le métal "soyeux" et d'un rendu parfait.
Ci-dessous  deux solex 5000 sablés ET microbillés.




La peinture :

Autrement, après dépoussiérage, les éléments peuvent passer directement au traitement epoxy.

L'epoxy est présentée sous forme d'une poudre, disponible dans toutes les couleurs du nuancier RAL,  qui se fixe sur le métal par procédé électrostatique : un pôle sur le pistolet, l'autre sur le chariot sur lequel sont pendues les pièces.

Les pièces sont alors mises dans un four et chauffées quelques dizaines de minutes afin que la poudre "sèche" et forme une couche totalement homogène.

Après refroidissement, on retrouve les pièces prêtes à être remontées :



Pour l'exemple en blanc en orange :











Quelques détails :
 
Il arrive quelquefois que les pièces sont très attaquées par la rouille. Dès lors, la peinture ne permet pas de combler les trous laissés par la rouille :



On voit ici le défaut d'aspect. Il est possible d'y  remédier en utilisant, sur le métal nu et avant la peinture, un mastic spécial epoxy (résistant à la chaleur). Dans ce cas, il faut mastiquer, poncer avant de peindre, ce qui, bien évidemment, exige plus de main d'oeuvre et donc de coût. A réserver aux pièces rares ou très abîmées !




En conclusion :

Ce travail de préparation est long mais les résultats sont excellents.

 
Le coût de cette opération n'est pas si important que l'on pourrait le croire, moins coûteux en temps et en argent  que le nettoyage à la brosse sur perceuse que l'on a tous essayé un jour ou un autre. Si vous ajoutez le prix des brosses, l'usure de la perceuse et le temps que l'on y passe.... je n'hésite plus depuis longtemps !

La peinture ainsi rendue est également très résistante (on peut faire tomber une pièce sans dommage, bloquer un boulon sans qu'elle ne "craque") et son rendu l'assimile à l'émail au four que l'on trouvait sur les cadres de cyclos plus anciens. Plus résistante aussi que la polyuréthane (peinture automobile). Cette dernière trouve toutefois sa place quand il faut faire de la peinture dégradée ou bicolore sur une même pièces (impossible à l'epoxy : on ne peut mettre 2 poudres différentes sur une même pièce), de la peinture sur chromes (anciens réservoirs de motos chromés puis peints ; le chrome bleuit au four), de la peinture "spéciale" comme la paillette ou le candy de certains cyclos-sport.

Mais pour la plupart des autres restaurations, notamment pour les chassis ou cadres, cela reste une méthode incontournable.

 

Bien sûr, on peut faire ce genre de traitement sur des solex mais aussi d'autres cyclos, des motos, des pièces d'automobile, de la décoration etc, etc....


Et comme d'habitude,
si vous avez des questions sur cette technique ou des pièces à faire traiter, n'hésitez pas visiter notre nouveau site ci-dessous et contactez nous !